Fosse Commune et premiers disparus Sahraouis retrouvés

Posted on septembre 11, 2013


Après des années d’attente, nous sommes à un moment historique, parce qu’avec votre aide, nous avons pu exhumer les corps de nos parents disparus. Des preuves ont été trouvées qui conduisent probablement à ce que se soit la propre ADN de notre père, qui ait été trouvé sur ce corps. Ceci, et la vérification des violences qu’il a subi, entrainant sa mort, est la démonstration des mensonges du Maroc qui ont causé beaucoup de tort aux familles. Mohamed Fadel Abdalahe Ramdan.

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L’Université du Pays Basque publie ce rapport « Meheris, l’espoir possible. Fosse commune et premiers disparus sahraouis retrouvés » qui revient sur le travail d’analyse accompli après avoir trouvé au Sahara Occidental une fosse commune dans la région d’Amgala.

« Le document suivant contient les découvertes réalisées par une équipe d’investigation médico-légale et du laboratoire génétique de l’université du Pays Basque, sur le cas de personnes disparues à Fadret Leguiaa, région de Samra, près d’Amgala et Mehiris, au Sahara Occidental, en février 1976. C’est le résultat d’une large investigation qui a débuté avec la réalisation d’une étude sur la problématique générale des violations des droits de l’homme, publiée en 2012 par l’Institut universitaire Hegoa du Pays Basque, sous le titre: «L’Oasis de la mémoire: mémoire historique et violations des droits de l’homme au Sahara occidental» et qui s’est poursuivie avec l’investigation de quelques cas de personnes détenues ou disparues à cette époque. »

Le cas sur lequel revient cette étude n’est peut-être qu’une goutte d’eau dans l’histoire de l’invasion du Sahara Occidental par le Maroc mais il paraît très représentatif de la manière dont s’est déroulé cette période sombre. Alors que plusieurs centaines de cas de disparition de Sahraouis n’ont toujours pas été résolus, le travail d’analyse produit par les expert basque nous éclaire sur une l’une de ces histoire qu’ont du subir des citoyens sahraouis, comme tant d’autres, alors même qu’ils possédaient sur eux des papiers d’identité espagnols.

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« L’après-midi du 12 Février 1976, plusieurs bédouins ont été arrêtés par des militaires marocains qui s’étaient déployés dans la région d’Amgala. Plusieurs de leurs parents qui étaient sur les lieux des faits ont été témoins de cette détention collective. Pour reconstruire le cas, 15 parents ont été interviewés correspondants aux huit personnes disparues, parmi lesquels des témoins oculaires de détention ou qui ont été eux-mêmes détenus et libérés postérieurement, ou qui ont pu s’enfuir. Un témoin oculaire Aba Ali Said Daf, qui avait à l’époque 13 ans, dit qu’il avait été arrêté avec deux adultes hommes, bédouins, qui étaient des voisins et de ses connaissances: Mohamed Mulud Mohamed Lamin et Abdelahe Ramdan, qui ont été exécutés devant ses yeux, puis partiellement enterrés. (…) À la fin de février 2013, un berger nommé Abderrahman Abaid Bay a trouvé dans cette région des restes humains éparpillés sur le sable. Les os avait été déplacés par l’eau et étaient dégradés par l’action du soleil et dispersés sur une vaste zone. Près de cet endroit, il semblait y avoir un autre lieu d’enterrement. »

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Prêt de 40 ans après les faits, le désert nous rappel à l’histoire du Sahara Occidental en faisons resurgir les restes de quelques victimes. Le travail d’analyse doit être salué et pose à présent la question des suites à donner à une telle découverte. Qu’en est-il de la responsabilité des autorités marocaines et espagnoles? Et comment aller au bout d’un processus légal afin de désigner les responsables de ce crime?

Voir le résumé du rapport en français : Resumen francés

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