Le port de Dakhla est hors des limites du personnel de l’ONU ?

Posted on mai 24, 2013


Peacekeeping - MINURSOWSRW :

Les autorités marocaines auraient empêché la Mission de paix de l’ONU au Sahara Occidental de pénétrer dans le port de Dakhla, situé dans le sud du territoire occupé.

Selon le site marocain d’information goud.ma, les autorités marocaines de la ville de Dakhla ont interdit aux officiers de la MINURSO d’accéder aux locaux du port de la ville, affirmant qu’ils ne possédaient pas les autorisations nécessaires.

L’article indique que l’interdiction intervient après plusieurs visites sortant de l’ordinaire du personnel de la MINURSO au port de Dakhla, pendant lesquelles ils ont pris des photos des navires et des opérations portuaires en cours.

La MINURSO est sur le territoire depuis 1991, suite au cessez le feu établi sous l’égide de l’ONU entre le Maroc et le Front Polisario. La Mission a été chargée d’organiser un référendum d’autodétermination, à travers lequel le peuple sahraoui pourrait décider librement du statut futur de ses terres. Mais le Maroc a constamment empêché que le référendum ait lieu, comme il a, au cours des dernières années, contrecarré les efforts pour élargir le mandat de la MINURSO d’un volet de surveillance des droits de l’homme.

Dans la perspective de la révision annuelle du mandat de la MINURSO, le Secrétaire général de l’ONU a publié un rapport sur la situation au Sahara Occidental, qui contient plusieurs références à des manifestations sahraouies contre le pillage continu du Maroc des ressources naturelles du territoire. «Dans certains cas, les manifestants ont attiré l’attention sur les aspects de l’exploitation des ressources naturelles de la région qu’ils jugeaient contraire au droit international. Dans d’autres, ils ont soulevé des préoccupations concernant la question de la fourniture de services sociaux. À Dakhla et El Aaiun, les pêcheurs et les employés actuels et anciens des mines de phosphate de Boucraa ont exigé des améliorations des conditions de travail « , a écrit Ban Ki-Moon.

WSRW n’a pas encore été en mesure de confirmer les informations auprès de sources locales.

Photo: ONU / Martine Perret