Une chaîne suisse rebaptise les melons du Sahara Occidental

Posted on avril 26, 2013


WSRW :

Une des chaînes de supermarchés Suisse a déclaré qu’elle remplacera les étiquettes «Maroc» par «Sahara Occidental» sur les melons qui sont importés depuis le territoire occupé.

La chaîne suisse Migros mettra en œuvre l’étiquetage Sahara Occidental à partir de 2014, a déclaré un porte-parole de la chaîne d’épicerie dans l’édition suisse du journal allemand Die Zeit. Die Zeit a fait paraître un article sur les origines controversées de certains fruits et légumes qui se retrouvent dans les supermarchés suisses : les parties du Sahara Occidental sont occupés par le Maroc depuis 1975.

Selon l’hebdomadaire Die Zeit, Migros importe des produits du conglomérat franco-marocain Idyl. L’entreprise est propriétaire de plantations et de serres au Maroc proprement dit, mais aussi près de la ville de Dakhla, dans le sud du Sahara Occidental occupé. Les fruits et légumes cultivés dans la région sont transportés à Agadir, au Maroc, où ils sont emballés avant d’être expédiés vers les magasins à travers le monde.

Face à des preuves qu’une partie de leurs importations proviennent en fait du territoire occupé du Sahara Occidental, Migros a annoncé qu’il allait ré-étiqueter les melons qui sont cultivées à Dakhla. À partir de 2014, le supermarché va marquer les melons comme étant originaire du Sahara Occidental et non du Maroc comme les emballages le mentionnent maintenant.

L’an dernier, Migros a pris une décision similaire de marquer les légumes cultivés par des entreprises israéliennes sur les terres palestiniennes occupées comme étant de Palestine.

Selon le Secrétariat d’Etat suisse aux affaires économiques, la Suisse a importé pour 30 millions de francs suisses de fruits et légumes en provenance du Maroc en 2012. La part du lion de ces importations est la tomate.

L’an dernier, Western Sahara Resource Watch a publié un rapport intitulé «Etiquette et responsabilité », documentant comment les produits de l’agro-industrie contestée sur les terres occupées se retrouvaient sur les étals des supermarchés de l’UE.