Centre RFK présente son rapport sur la crise des droits de l’homme au Sahara Occidental

Posted on avril 26, 2013


Les Etats-Unis chefs de fil d’un mouvement pour la création d’un mécanisme de surveillance des droits de l’homme au sein de la Mission de maintien de la paix des Nations Unies dans la région mise en place depuis 20 ans.

(Washington, DC-le 18 avril 2013) Le Centre RFK présente leur nouveau rapport décrivant les violations graves des droits de l’homme, tels que les exécutions sommaires, les disparitions forcées, les actes de torture, et les arrestations arbitraires, à l’encontre du peuple Sahraoui au Sahara Occidental. A la veille de la présentation de ce rapport, et seulement une semaine après la prise de position historique des Etats-Unis à travers la rédaction d’un projet de résolution demandant la mise en place d’un mécanisme de surveillance des droits de l’homme au sein de la mission de la paix au Sahara Occidental, la lauréate du Prix des droits de l’homme du Centre RFK, Aminatou Haidar, qualifiée de « Gandhi Sahrouie », a été placée sous surveillance policière.

« Le gouvernement marocain continue de recourir à la violence et de bafouer les droits de l’homme comme moyens d’oppression contre le peuple sahraoui, en quasi-totale impunité » a commenté Kerry Kennedy, la Présidente du Centre RFK. « Pendant plus de vingt ans, ces violations ont eu lieu sous les yeux des membres de la MINURSO, dont le mandat ne les autorise pas à recevoir des plaintes pour violations. Des centaines de milliers de vie sont touchées et nous ne pouvons plus attendre ».

Le rapport intitulé « Personne à qui s’adresser : les conséquences de l’absence de contrôle sur les violations des droits de l’homme au Sahara Occidental et dans les camps de réfugiés à Tindouf » a été réalisé à partir des témoignages recueillis par la délégation du Centre RFK dans la région au mois d’août 2012. Le rapport met en évidence des violations à la liberté d’expression, la liberté d’association, et le droit d’assemblée commises par les autorités marocaines, auxquelles s’ajoutent les violations du droit à la vie, et les droits à la liberté et à l’intégrité physique ».

« Les parties au conflit et les membres des Etats membre des Nations Unies doivent travailler conjointement, en ce 21ème siècle, pour donner à la MINURSO le mandat de contrôler la situation des droits de l’homme » a déclaré Santiago Canton, Directeur du programme RFK pour les droits de l’homme. « Si l’Organisation des Nations Unies affirment les droits de l’homme comme un pilier de sa mission, les membres du Groupe Amis et le Conseil de Sécurité sont dans l’obligation d’instaurer un mécanisme au sein de la MINURSO en capacité de recevoir les plaintes et d’enquêter sur des cas individuels comme ceux décrits dans ce rapport ».

Le Centre RFK a appelé à maintes reprises la création d’un mécanisme onusien permanent de contrôle et de suivi des violations des droits de l’homme pour protéger les droits du peuple Sahraoui. La semaine dernière, les Etats-Unis ont franchi une étape historique dans la protection desdits droits en rédigeant un projet de résolution qui ajouterait un tel mécanisme à la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara Occidental (MINURSO), la dernière mission de maintien de la paix créée sans mandat de protection des droits de l’homme.

Alors que ces actions de plaidoyer sont menées jusqu’à la date limite du renouvellement de la MINURSO, en date du 28 avril prochain, le Centre RFK est particulièrement préoccupé pour la sécurité d’Aminatou Haidar et sa famille. Mme Haidar est régulièrement la cible de violence de la part des forces publiques marocaines pour ses années d’engagement pacifiste en faveur des droits de l’homme. A l’âge de 20 ans, elle fut maintenue en détention pendant quatre ans, les yeux constamment bandés, torturée, recevant décharges électriques et coups violents, privée de liberté et affamée. A sa libération, elle a continué à militer malgré les passages à tabac, le harcèlement, et même les tentatives d’expulsion des autorités marocaines. L’année dernière, ses enfants ont été agressés dans un bus publique quand leur identité a été découverte, et elle a été publiquement rouée de coups après sa rencontre avec l’Envoyé spécial des Nations Unies au Sahara Occidental, Christopher Ross, relative à la crise actuelle des droits de l’homme dans la région.

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