Apso avec M. Christopher Ross

Posted on mars 19, 2013


APSO :

Alors que Christopher Ross, envoyé spécial du Secrétaire Général de l’ONU pour le Sahara Occidental annonce une nouvelle tournée en Afrique du nord du 20 mars au 3 avril, retour sur une rencontre qui a marqué notre association. C’était le 13 novembre 2012.

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Mardi 13 novembre M. Christopher Ross, l’Envoyé Personnel du Secrétaire Général des Nations Unies pour le Sahara Occidental, a rencontré à Paris trois membres de l’association française Amis du Peuple du Sahara Occidental.
Au delà d’une occasion d’apprécier la démarche du représentant, la réunion a eu pour objectifs un échange de points de vue sur le rapport de la France à la problématique Sahraouie et une mise en question du rôle de la société civile française.

Les membres de l’association ont pu informer M. Ross des activités en cours et ajouter quelques informations particulières à la France, qui ont pour certaines trouvé un temps audience dans la presse Française populaire.  Il a ainsi été évoqué l’action de l’organisation française NF Board pour qui la politique n’a pas à empêcher les peuples de jouer au Football et qui est l’organisateur de la VIVA World Cup . La dernière édition en juin dernier au Kurdistan avait été l’occasion de la première participation de l’équipe nationale Sahraouie à une compétition internationale, repris par So Foot et Canal+.

Il a d’autre part été porté à la connaissance du représentant de l’ONU les pratiques de citoyens d’origine marocaine en France ou des représentants consulaires du Maroc en France à l’égard des Français solidaires de la recherche d’une solution au conflit sahraoui, – intimidation et sabotage de réunions publiques-, et à l’égard des Sahraouis – agressions physiques, intimidation, tentative de corruption, interdiction d’entrée au Sahara Occidental.

APSO a aussi informé et questionné le fait que les Sahraouis venant du Sahara Occidental, et cherchant refuge en France contre les persécutions du régime marocain obtenaient le statut de réfugié politique « marocain », alors même que les documents administratifs qu’ils présentent comportent des attestations du UNHCR de leur identité sahraouie et de leur particularité de venir d’un territoire non autonome.

A propos de la cristallisation actuelle des positions des représentants marocains et sahraouis, Kassarat Mohamed Fadel, membre d’APSO, a souligné que le plan James Baker proposait un referendum à trois choix, comportant l’option d’autonomie, et qu’il avait été rejeté par le même gouvernement marocain qui refuse de parler actuellement d’autre sorte de solution que l’autonomie.

Durant l’échange, APSO a soulevé la question des ressources naturelles du Sahara Occidental, et la responsabilité des entreprises françaises présentes sur le terrain dans la culture de fruits et légumes au Sahara, exportés en Europe et vendus sous l’étiquette contestable de provenance du « Maroc ».

La réunion a enfin été l’occasion d’aborder le sujet des élections américaines et de la position des Etats-Unis sur le sujet du Sahara Occidental.

APSO, le 14 novembre 2012 / 18 mars 2013

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