Point hebdomadaire n°6 sur la campagne de parrainage des prisonniers politiques au Maroc

Posted on janvier 13, 2013


Solidarité Maroc :

Bonjour,
Vous trouverez ci-dessous quelques informations relatives à la campagne de parrainage, lancée par l’ASDHOM en novembre dernier, pour se solidariser avec les prisonniers politiques et d’opinion au Maroc. Vous pouvez suivre l’évolution de cette campagne sur le site de l’ASDHOM (www.asdhm.org) en se rendant sur la rubrique « Campagne de parrainage ». Nous vous informons que nous n’avons pas encore couvert toute la liste des candidats au parrainage. La mobilisation doit continuer car le devoir de la solidarité nous interpelle comme l’a annoncé Gilles Perrault, le parrain de cette opération.
Groupe des Sahraouis –prison de Laâyoune- : Mahjoub Ouald Cheikh, convoqué et interrogé le 8 janvier par la police judiciaire de Laâyoune à l’intérieur de la prison après une plainte déposée contre lui par un gardien de la même prison. Il déclare avoir été victime d’agression et de mauvais traitement de la part de ce fonctionnaire lors des visites.
Même sort réservé à Kamel Trayah qui a été convoqué le même jour pour être interrogé sur des « affaires » que l’administration prétend avoir trouvées dans sa cellule lors d’une perquisition d’il y a 3 mois.
Groupe Gdeim Izik –prison de Salé 1- : La date du procès a enfin été fixée au 1er février 2013. Rappelons que ces 24 militants sahraouis ont été arrêtés en novembre 2010, suite au démantèlement du camp Gdeim Izik, non loin de Laâyoune au Sahara. Cela fait plus de 25 mois qu’ils attendent d’être traduits devant un tribunal militaire de Rabat. Cette arrestation provisoire est illégale eu égard du droit pénal marocain qui prévoit une durée maximale de 12 mois.

Groupe Marrakech (nouveau) : Voici le papier de l’AFP suite au procès intenté aux manifestants de Marrakech

« Deux mois de prison pour deux ados marocains… en manif contre la hausse des prix

Deux adolescents poursuivis dans le cadre de violents heurts entre des manifestants et la police fin décembre à Marrakech (sud du Maroc) ont été condamnés à deux mois de prison par un tribunal de la ville, a-t-on appris samedi de source judiciaire. Le jugement contre ces adolescents âgés de 14 et 15 ans a été rendu vendredi par la chambre des mineurs du tribunal. Dix autres personnes, des majeurs, doivent à leur tour être jugées lundi, notamment pour participation à une « manifestation non autorisée » et des « actes de violences et de vandalisme ». Ces personnes ont été interpelées après des manifestations contre la hausse des prix de l’eau et de l’électricité qui avaient dégénéré en violents affrontements le 28 décembre dans un quartier populaire de Marrakech, la plus connue des destinations touristiques du royaume. Le bilan officiel de ces heurts est de plus de 60 blessés, dont 52 membres des forces de l’ordre, visés par des projectiles. Selon des témoins, la police a eu recours aux gaz lacrymogènes et à des canons à eau pour disperser la foule. Trente personnes ont été interpelées, mais une vingtaine, des mineurs, ont rapidement été libérées. Lors d’une rencontre avec la presse jeudi, le préfet de la région de Marrakech a imputé ces « évènements » « à de fausses informations et à la mise à profit de certaines parties de cette affaire avec l’intention de semer le chaos et la terreur parmi la population », sans autre précision. » (AFP)
L’ASDHOM a publié, lors du point hebdomadaire n°5, la liste de ces manifestants arrêtés. Elle travaille sur leurs fiches pour les intégrer à la liste des candidats au parrainage.
Casablanca –prison Oukacha- (nouveau): Le 7 janvier 2013, une famille casablancaise, composée de 4 membres, a été expulsée violemment de son logement situé boulevard Abdelmoumen. Le père, la mère et les deux enfants ont été arrêtés et conduits directement à la prison Oukacha.
Le père qui répond au nom de Miloud Matloub a été condamné le 8 janvier à 4 mois de prison ferme pour désobéissance. Le procès de la mère et de ses deux enfants a été reporté au 18 janvier. Le mouvement 20 février de Casablanca s’est mobilisé pour soutenir cette famille et dénoncer son expulsion.
Groupe Ouarzazate (Affaire du microcrédit) : Le procès d’Amina Mourad et Abdennasser Smaïni, animateurs du mouvement des victimes de microcrédits à Ouarzazate, a été encore une fois reporté au 7 février 2013.
Rabat : La Ligue Marocaine pour la Citoyenneté et les Droits de l’Homme nous informe que les cadres  chômeurs, arrêtés lors d’un rassemblement à Rabat en décembre 2012, ont été présentés au tribunal de première instance de Rabat le lundi 7 janvier. Nous n’avons pas connaissance du verdict.
Pour donner un nouveau coup de souffle à cette campagne, l’association Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT) et l’ASDHOM ont convenu d’un rendez-vous, le jeudi 17 janvier à Paris, pour mettre en place un partenariat sur le sujet de la campagne de parrainage, initiée par l’ASDHOM en novembre dernier. Nous comptons mettre à profit la longue expérience de l’ACAT dans le domaine du parrainage de prisonniers politiques à travers le monde. Nous profitons de ce point hebdomadaire n°6 pour vous joindre la dernière communication de l’ACAT concernant la pratique de la torture au Maroc (voir pièce jointe).
Dans le même but, une autre rencontre sera programmée dans les jours qui viennent avec Amnesty International-France.
Bien cordialement,
Ayad Ahram
Secrétaire général de l’ASDHOM
Paris, le samedi 12 janvier 2013