Au Maroc, l’opinion politique devient crime, libération de tous les prisonniers d’opinion sahraouis

Posted on octobre 11, 2012


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Au Maroc, l’opinion politique devient crime, libération de tous les prisonniers d’opinion sahraoui. 

Le tribunal militaire de Rabat a fixé au 24 octobre 2012 à 9h, le début du procès contre les 24 Sahraouis arrêtés pendant et après le démantèlement du Camp de Gdeim Izik.

Une première audience avait été décidée le 13 janvier et reportée sans explication.

Ce procès directement piloté par le roi et ses proches conseillers aura-t-il lieu?

L’acte d’accusation, additionne les accusations sans preuve comme « appartenance à une armée », « utilisation de la violence ayant causé la mort de 12 agents des forces de sécurité », « atteinte à la sécurité intérieure du Maroc » alors que la nouvelle Constitution marocaine prévoyait de supprimer les tribunaux d’exception!

L’exemplaire état de droit marocain prend l’eau de toutes parts! ses juges manifestent pour une réelle indépendance, les rapports, dénonçant la situation faite aux Sahraouis depuis 37 ans, gagnent en visibilité, jusqu’au rapport 2011 sur les droits de l’homme, du Département d’état américain! (voir newsletter n°37)

En France la Ligue des Droits de l’homme exprime, dans un communiqué, ce 3 octobre « sa vive inquiétude » : » Le Maroc doit cesser de poursuivre les militants opposés à sa politique au Sahara occidental. La LDH exprime sa vive inquiétude face à la multiplication des procès intentés à des opposants politiques qui réclament l’indépendance du Sahara occidental. Cette revendication n’a pas à être criminalisée, sauf à transformer une opinion politique en crime./.. La LDH dénonce ces procès devant une juridiction qui n’offre aucune garantie d’équité et d’indépendance./.. »

Naama Asfari, un des prisonniers de Salé, en détention depuis 22 mois, lance pour lui et ses compagnons un appel !

Juan Mendez, ce 19 septembre 2012, rapporteur spécial de l’ONU contre la torture, a déclaré aux familles de prisonniers marocains: – il n’existe pas de droit qui autorise un Etat à juger des personnes sur la base de procès-verbaux obtenus sous la menace et la torture. Alors demain je lui dirai, pourquoi poursuivre une personne sur des évènements qui ont eu lieu le lendemain de son arrestation? la détention arbitraire et les tortures que nous vivons depuis 22 mois n’ont-elles pas d’autre but que de nous briser? Je lance un appel pour mener un campagne contre la tenue de notre procès devant un tribunal militaire auprès de tous les citoyens attachés au respect des droits de l’homme et à la dignité humaine !

Si le procès se tient, nombreux seront les observateurs étrangers, nombreuses seront les associations des droits de l’homme, sahraouies, marocaines, européennes pour aux côtés des prisonniers sahraouis exiger l’application du droit et leur libération. Une pétition pour leur libération est dès à présent en route.

 

Voici le lien pour signer la pétition en faveur des 22 prisonniers du groupe « Gdeim Izik » dont le procès aura lieu le 24 Octobre à Rabat. http://www.avaaz.org/en/petition/For_Saharawi_activists_to_be_released_in_the_absence_of_a_fair_and_transparent_trial/?cMtOzdb

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