Exclu! Une «réforme» en trompe l’oeil

Posted on septembre 5, 2012


Nouvelles du Sahara :

«Pour la première fois, une analyse juridique établit comment (les) réformes (constitutionnelles) ne sont en fait que poudre aux yeux», estime Martine de Froberville.

Face à l’émergence début 2011 du «Mouvement du 20 Février», mouvement de contestation lancé au Maroc à la suite des premières révoltes du Printemps arabe pour fédérer et amplifier les revendications populaires demandant plus de justice et la limitation des pouvoirs du Roi, Mohamed VI reprenait l’initiative politique et proposait en quelques jours une révision constitutionnelle. Révision qui fut adoptée dès juillet 2011…

A la suite, à la fin du mois de novembre 2011, des élections législatives étaient organisées, y compris au Sahara occidental, territoire pourtant considéré comme «non autonome» par l’ONU (résolution 2072 de 1965).

Partout en Europe notamment, les pouvoirs en place se félicitent alors de l’initiative. Alain Juppé, alors ministre des affaires étrangères, qualifie d’ «historique» la démarche proposée. Le département d’Etat estime qu’il s’agit d’ «un pas important dans le développement démocratique en cours au Maroc». Le 24 mai dernier, François Hollande, tout juste élu, reçoit Mohamed VI (premier chef d’Etat accueilli à l’Elysée depuis l’arrivée du socialiste) et salue «le processus de réforme démocratique, économique et sociale en cours dans le royaume à l’initiative de Sa Majesté le Roi Mohammed VI», selon le communiqué officiel.

Qu’en est-il de cette nouvelle constitution, qui vise à «consolider les piliers d’une monarchie constitutionnelle, démocratique, parlementaire et sociale», comme l’a déclaré Mohammed VI dans un discours adressé à la nation le 17 juin ?

La suite de l’article ici : Nouvelles du Sahara

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