Journée Internationale des Peuples Autochtones

Posted on août 28, 2012


Asvdh :

10/08/2012 | COMMUNIQUÉ

À l’occasion de ce 9 août, Journée Internationale des Peuples Autochtones, l’ASVDH adresse ses meilleurs vœux à tous les peuples autochtones à travers le monde et exprime sa préoccupation totale à l’égard de la série de violations touchant des droits du peuple sahraoui dans les territoires occupés.
Créée le 7 mai 2005 et toujours en attente d’enregistrement par le gouvernement marocain, l’ASVDH suit avec rigueur et attention la situation des droits de l’homme au Sahara Occidental.

L’ASVDH souligne l’ampleur des violations commises contre les civils sahraouis sur leur terre et attire l’attention sur les violations de leurs droits politiques et civils, mais aussi de leurs droits économiques et socioculturels.

Depuis le 21 mai 2005, dans plusieurs villes du Sahara Occidental et au Maroc, les sahraouis sortent régulièrement dans la rue pour des manifestations pacifiques de revendication du respect du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. Les forces de police, forces auxiliaires marocaines ont répondu par une répression sauvage et brutale contre les manifestants et perpétré de graves violations des droits humains. Résultat : des centaines de Sahraouis blessés, torturés, jetés dans les prisons marocaines et 17 portés disparus.

En contravention de l’article 29 de la Convention relative aux Droits de l’Enfant et de l’article 5 de la Déclaration de l’UNESCO sur la diversité culturelle, les Sahraouis n’ont accès à l’école qu’à l’histoire officielle du Maroc, et rien ne leur est enseigné de leur propre histoire, ni transmis de leur culture.
Dans le désert, les mines antipersonnel et autres restes de guerre, les interdictions marocaines mettent en péril la vie nomade et traditionnelle des Sahraouis. Vivre dans le désert, transmettre les connaissances autochtones ancestrales n’est pas possible.
Les Sahraouis ne peuvent d’autre part pas enregistrer leurs enfants à l’état civil sous le prénom qu’ils souhaitent, en particulier des prénoms hassani composés.

Les droits socio-économiques des Sahraouis sont quotidiennement violés dans ce territoire riche en ressources naturelles. Selon le droit international, le peuple sahraoui doit être entendu sur les activités économiques qui se déroulent dans son pays, il doit y consentir et en bénéficier. Mais le Maroc n’a jamais consulté les Sahraouis qui ne sauraient consentir, et les bénéfices découlant de l’exploitation des ressources naturelles vont au gouvernement, aux entreprises du Maroc, et de pays complices.

Le pillage des ressources naturelles du Sahara Occidental est en connexion avec le changement démographique dans la partie occupée du territoire, du fait de l’introduction massive de colons en provenance du Maroc. La population de colons est aujourd’hui plus importante que la population autochtone sahraouie.

En cette journée dédiée aux peuples autochtones
L’ASVDH réitère sa demande à l’ONU d’élargir le mandat de la MINURSO à la surveillance des droits humains dans le Sahara Occidental, pour en protéger activement le peuple autochtone.

Et demande au gouvernement marocain de respecter les droits culturels du peuple du Sahara Occidental, et dénonce les mesures coercitives menées contre la promotion de la culture sahraouie, et le détournement de certains de ces aspects en un pale folklore au service de la colonisation.

ASVDH, Sahara Occidental, 09 Aout 2012

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