Au Sahara occidental, le quotidien de la répression et des résistances !

Posted on août 28, 2012


Ecrire pour les libérer : 

Nous recevons régulièrement des nouvelles des associations sahraouies défendant en territoire occupé les droits de l’homme et voulant imposer quoiqu’il leur en coûte la liberté d’expression. Ainsi nous avons reçu des nouvelles de la situation des prisonniers politiques sahraouis des principaux centres de détention au Maroc.

Les 22 de Salé (prison militaire) sont toujours en attente d’un procès ou d’une libération, leur emprisonnement est depuis plusieurs mois déjà, illégal, la justice marocaine, aux ordres, ne respectant pas son code pénal sur la durée de la détention provisoire.

A Kénitra, Salah Amidan, condamné pour 10 ans, est empêché de poursuivre ses études universitaires et menacé de transfert, pour l’éloigner de Rabat.

A El Aïoun, le vice-directeur de la prison, Mohamed Bouanani, entretient la triste réputation de » la prison noire », avec des pratiques peu respectables! mauvais traitements, menaces à l’encontre des prisonniers politiques sahraouis.

Leurs familles ont réagi, en écrivant une nouvelle fois au Procureur du roi à El Aïoun, pour dénoncer la situation faite à leurs enfants, à leurs époux. A ce jour pas de réponse et surtout pas d’enquête….

A Dakhla, ce 2 août, ce sont les jeunes diplômés chômeurs qui se sont mobilisés. 70 personnes dans le quartier El Ghofran, ont réclamé de manière pacifique du travail! pas de trêve de l’été à la répression : 3 arrestations et 8 personnes blessées.

Le 25 juillet, à El Aïoun, une réunion dans la maison du syndicaliste Ahmed Eddia, a été empêchée par un traditionnel déploiement de police. Quelques présents dont Madame Fatma Saaida, mère de Ahmed Sbai, détenu à Salé, ont été brutalement repoussés et blessés.

Enfin, nous avons reçu des nouvelles de Madame Lala El Bakkri, dont le taxi avait été brutalement heurté par une voiture de police, peu respectueuse du code, à El Aïoun. Restée quelques jours dans le coma, elle est décédée ce 30 juillet. Exemple, de la cruauté des situations que connaissent les familles sahraouies depuis 36 ans d’occupation. En effet cette femme de 68 ans n’avait jamais revu sa mère, partie dès la Marche verte en exil en Algérie et était veuve d’un mari tombé au combat en 1983.

De telles chroniques doivent prendre fin! Première exigence, la MINURSO doit pouvoir disposer de moyens pour rendre leur parole et leur sécurité aux Sahraouis des territoires occupés et préparer au plus vite les conditions d’un référendum d’autodétermination, qui permette à chacun d’eux de retrouver une vie digne et leur liberté.