ONU : L’intervention de madame Djimi Elghalia lors de Débat interactif Groupe de travail sur la détention arbitraire

Posted on mars 13, 2012


ASVDH :
Assemblée générale Conseil des droits de l’homme 19ème session

Pt. 3 – Promotion et protection de tous les droits de l’homme, civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, y compris le droit au développement

Débat interactif Groupe de travail sur la détention arbitraire

Madame la Présidente, Monsieur le Président du groupe de Travail Nos organisations continuent de nourrir des fortes préoccupations à cause du grand nombre de personnes détenues arbitrairement et soumises à des actes de torture et des à traitements cruels, inhumains et dégradants. Par exemple le cas de la population du Sahara Occidental. Le Royaume du Maroc se doit de respecter les obligations internationales contractées. M. Mustafa Ramid, Ministre de la Justice et des libertés, a réaffirmé devant ce Conseil le 28 février dernier les engagements pris par son pays à respecter et faire respecter, je cite « les droits et obligations énoncés dans les instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme » et a réaffirmé l’attachement du Royaume du Maroc aux droits universellement reconnus . Force est de constater une antinomie chronique entre ces déclarations et le quotidien du peuple du Sahara Occidental. Les cas de détentions arbitraires sont récurrents, à l’instar des 23 prisonniers politiques détenus arbitrairement à la suite du démantèlement du camp de Gdeim Izik le 08 /11/2010 dont des défenseurs des droits humains, qui sont déférés devant un tribunal militaire comme l’a déploré le Comité contre la torture en novembre 2011 . 16 autres prisonniers politiques Sahraouis détenus arbitrairement à la suite des événements de Dakhla, restent en détention sans jugement depuis le 25 septembre 2011 parmi eux aussi des défenseurs des droits humains.

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Madame la Présidente, Face à cette situation persistante il nous paraît essentiel que le Royaume du Maroc : cesse immédiatement les arrestations et les détentions arbitraires dont sont victimes les militants et les enfants du Sahara Occidental et qu’il s’emploi à respecter leurs garanties fondamentales ; coopère effectivement avec les mécanismes compétents, notamment le groupe de travail sur les détentions arbitraires, en les invitant officiellement à effectuer des visites au Sahara Occidental ; encourage le Conseil de sécurité à intégrer une composante droits humains dans la mission de la MINURSO. Je vous remercie, Madame la Présidente. 6 mars 2012

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