ONU: les ressources naturelles nouvel axe de discussions sur le Sahara

Posted on février 6, 2012


Western Sahara Resource Watch : 

L’envoyé spécial de l’ONU au Sahara Occidental indique la manière dont les ressources naturelles sont actuellement le principal sujet des pourparlers de paix entre le Maroc et le Polisario.

Christopher Ross, un ancien haut diplomate américain, a été nommé en 2009 envoyé personnel du Secrétaire Général de l’ONU pour le conflit du Sahara Occidental. Dans une interview publiée sur les pages des Nations Unies le 25 janvier 2012, M Ross parle de la nécessité de mettre fin au conflit et la tragédie humaine du Sahara Occidental.

Les ressources naturelles sont parmi les questions qu’il soulève. Il précise comment les ressources naturelles ont été introduites comme nouveau front dans les discussions parrainées par l’ONU jusque-là dans l’impasse entre le Maroc et le Polisario.

«Ils ont convenu qu’ils pourraient commencer par discuter des ressources naturelles et du déminage pour ensuite passer à d’autres sujets », a indiqué M. Ross.

Ross fait référence à la nécessité urgente que le conflit soit résolu.

«Les coûts comprennent la situation humanitaire des réfugiés, l’augmentation de questions sur  les droits humains, les frais d’entretien de forces militaires significatives, et une incapacité à planifier l’utilisation des ressources naturelles du Sahara Occidental d’une manière appropriée », a déclaré Ross.

Western Sahara Resource Watch a longtemps soutenu que le pillage par le Maroc des ressources du territoire, en violation des principes définis par l’ONU sur la question, contribue à maintenir l’insoutenable statu quo.

Alors que les deux parties sont en pourparlers onusiens sur les ressources naturelles du Sahara Occidental, le Maroc est sur le point de conclure un accord de libre-échange/agriculture avec l’UE, ce qui entraînerait une augmentation du pillage des ressources du peuple Sahraoui.

Les principaux bénéficiaires de l’accord agricole à venir sont les propriétaires des plantations au Sahara Occidental, y compris le Roi du Maroc, l’un des plus riches régents dans le monde.

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