RSF: Le Maroc dégringole encore dans le classement de la liberté de la presse

Posted on février 3, 2012


Par Thami Afailal, demainonline, 25/1/2012

Classement des pays du Maghreb dans le tableau de RSF, avec les places gagnées ou perdues

Rabat.- La détérioration de la liberté de la presse au Maroc n’est plus une information, c’est devenue une litanie. Le Maroc qui « construit sa démocratie » (depuis la nuit des temps…), comme disent les encenseurs, professionnels ou bénévoles, du régime, n’en finit pas de dégringoler dans les tableaux d’appréciation du niveau de liberté dans la vie courante de ses citoyens.


Après le rapport annuel de l’ONG Human Rights Watch (HRW), voilà que RSF y met du sien pour dire clairement que nous sommes loin d’être un pays démocratique, même pas un pays « en voie de démocratisation ».


A l’occasion de la publication de son classement mondial de la liberté de la presse, le 25 janvier 2012, l’ONG de défense de la liberté d’informer Reporters sans frontières (RSF) vient de balancer ce que nous savions déjà. Que le Maroc a encore une fois perdu des points dans ce fameux classement annuel qui mesure l’indice de liberté de presse dans 179 pays.


Pour 2011, le Maroc a été dégradé de la 135e place, qui ne faisait déjà pas fière allure, à la 138e place. Par exemple, la Mauritanie, qui était logée à la 95e place en 2010 est passée à occuper la 67e place en 2011. Elle a gagné 28 places. Même chose pour la Tunisie, qui a croqué 30 places, en passant de la 164e place à la 134e place. Pourvu que ça dure les amis et confrères tunisiens !


Mais ce qui griffe nos sentiments patriotards c’est le classement de l’Algérie, cette « ennemie héréditaire » de nos dirigeants, et vice-versa. Et bien, enfer et damnation !, l’Algérie est mieux classée que nous.


Pas beaucoup, certes, mais assez pour nous rendre jaloux de son classement. Le pays voisin est donc passé de la 133e place en 2010 à la 122e place en 2011. Il a gagné 11 places.


Dans le classement qui répertorie les cinq pays du Maghreb, nous sommes, à part la Libye qui est toujours empêtrée dans une révolution, les plus mal classées.


Quoi ? Les généraux algériens et mauritaniens seraient-ils plus libéraux que notre sultan ?


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