Violence marocaines sur les enfants, les parents et les professeurs protestent

Posted on décembre 16, 2011


ASVDH :

Depuis le mois d’octobre 2011, les attaques des policiers marocains contre les enfants sahraouis se multiplient à El Aaiun, au Sahara Occidental.

Aujourd’hui 12 décembre peu après midi, l’enfant Zakaria Ishak Mohamed Salem Lili, a été battu par des policiers marocains qui lui ont fracturé le bras.
Zakaria est né le 3 aout 1998, et il est en classe de 8ème au collège Allalben Abdalla.

En sortant de son école avec des amis, il a été suivi par un groupe de policiers en civil et en uniforme. Arrivés au quartier Maatala, sur le boulevard Qouds, les policiers ont insulté les enfants et de peur Zakaria a tenté de fuir en courant. Des policiers l’ont rattrapé et l’ont frappé violement au bras. Il s’est évanoui sous la douleur et a raconté ensuite avoir eu l’impression qu’on l’avait électrocuté.

Des adultes sahraouis l’ont secouru et l’ont conduit sans connaissance vers sa mère. L’enfant a été conduit à l’hôpital où les docteurs ont décidé qu’une opération serait nécessaire pour remettre dans l’alignement les os du bras droit. Le bras et l’épaule de l’enfant ont été immobilisé jusqu’à l’intervention chirurgicale qui aura lieu demain.

D’autre part, au lycée Tenmia, depuis 9 jours, des jeunes marocains restent devant l’école avec des couteaux, des chaines en fer, des petites bouteilles d’acide et attaquent les jeunes filles et garçons Sarhaouis lorsqu’ils sortent du lycée.
Des policiers marocains sont positionnés à proximité du lycée sur la hauteur, et envoient des pierres sur les jeunes garçons Sahraouis quand ils s’enfuient.

Ce matin, les professeurs et le directeur du lycée dans un premier temps, puis les mères des jeunes sahraouis scolarisés au lycée sont allés en groupe demander des comptes au wali, à la willaya de la sureté nationale, sur cette nouvelle vague de violence arbitraire des autorités marocaines, dirigée vers les enfants sahraouis.

A la souffrance des enfants blessés s’ajoute celle des familles qui n’ont pas toujours les moyens financiers de prendre en charge financièrement des soins complets pour leurs enfants.

ASVDH, El Aaiun, Sahra Occidental
le 12 décembre 2011.

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