Quarante défenseurs sahraouis des droits humains agressés et battus à l’aéroport d’El Aaiun

Posted on novembre 4, 2011


Sahara Press Service : 

Chahid El Hafed, 01 nov 2011 (SPS) Quarante défenseurs sahraouis des droits humains ont été agressés et battus par la police marocaine à leur descente d’avion à l’aéroport d’El Aaiun où ils ont atterri lundi à 18 heurs locale et GMT, a affirmé à SPS une source officielle sahraouie.
 
En provenance d’Alger où ils avaient participé à la deuxième édition de la conférence internationale d’Alger sur « le droit des peuples à la résistance », les activistes sahraouis ont été « agressés par de dizaines de policiers armés de matraques qui les insultaient en les bastonnant » durant plus de quatre heures, a-t-on ajouté de même source.
 
Après avoir été dépossédés de tous les documents et livres qu’ils avaient dans leurs bagages, ils seront jeté en dehors de l’aérogare avec leurs valises béantes et déchirées et leurs vêtements éparpillés sur le sol, a ajouté la même source.  
 
Les activistes sahraouis avaient visité auparavant les camps de réfugiés sahraouis où ils avaient participé au 35ème anniversaire de l’unité nationale (12 octobre), et visité également une partie des territoires libérés sahraoui, rappelle-t-on.
 
Cette agression contre les Sahraouis intervient après le refoulement musclé d’un euro-parlementaire espagnol, Willy Meyer agressé ce weekend  à sa descente d’avion à l’aéroport d’Al Aaiun par la police marocaine, en compagnie de l’avocat José Perez Ventura, candidat communiste au Parlement de Santa Cruz de Tenerife. Il sera admis à l’hôpital pour contusion après son retour à Las Palmas.
 
Un traitement que les autorités marocaines avaient réservé auparavant à un certain nombre de ses collègues espagnols et européens qui ont été refoulés brutalement ou empêchés de quitter l’avion à leur arrivée dans la capitale sahraouie occupée.
 
La dernière en date, Mme Rosa Diez, députée de gauche, avait été expulsée sans ménagements d’Al Aaiun où elle s’était rendue pour s’informer de la situation des droits de l’homme après l’assaut des militaires marocains contre le camp de Gdeim Izik, en novembre 2010. (SPS)
 

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