Maroc: les militants de la ville de Laâyoune attendent toujours leur jugement

Posted on novembre 3, 2011


Rfi :

Voilà près d’un an que vingt-trois militants sahraouis ont été arrêtés suite au démantèlement d’un camp de protestation dans la ville de Laâyoune, au Sahara occidental. Ce démantèlement par les forces de l’ordre marocaines s’était terminé en affrontements. Pendant trois jours, des manifestations avaient embrasé la capitale de cette région sous administration marocaine. Près d’un an après leur arrestation, ces militants se plaignent de ne pas avoir été jugés. Ils ont décidé d’entamer une grève de la faim.

Avec notre correspondante à Rabat

Ils sont vingt-trois, certains arrêtés le 7 novembre 2010, d’autres dans les jours qui ont suivi. Tous sont accusés d’avoir attaqué les forces de l’ordre. La gendarmerie royale et les forces auxiliaires sont ceux qui ont porté plainte.

Mais près d’un an après leur arrestation, les organisations de protection des droits de l’homme s’inquiètent que les vingt-trois n’aient toujours pas été jugés. Khadija Ryadi, présidente de l’Association marocaine des droits humains (AMDH), pointe des défaillances : « Le fait qu’ils sont soumis, ou qu’ils vont passer devant un tribunal militaire, pour nous en tant que défenseurs des droits humains, cette décision en elle-même est une atteinte aux normes d’un procès équitable, puisque ce sont des personnes civiles. Et des personnes civiles, on ne peut pas les faire passer devant un tribunal militaire ».

Un tribunal qui n’a toujours pas fixé la date d’un procès. Résultat : les familles des prévenus demandent qu’ils soient,soit libérés, soit jugés. Pour elles, ce sont des prisonniers politiques, arrêtés parce qu’ils défendent l’indépendance du Sahara occidental. La plupart de ces familles espèrent que la fête de l’Aïd sera l’occasion d’une grâce royale.

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