Un sous-traitant pétrolier sort du Sahara Occidental

Posted on octobre 5, 2011



Western Sahara Resource Watch : 

« Je n’ai aucun problème en affirmant, rétrospectivement, que cela aurait été une mauvaise idée de prendre cette mission », a déclaré aux médias le PDG de la compagnie d’études sismiques Spectrum ASA. Maintenant, l’explorateur pétrolier Irlandais San Leon va devoir trouver un autre sous-traitant pour traiter les données géologiques qu’il collecte dans les territoires occupés, en violation du droit international.
La compagnie Irlandaise San Leon et son partenaire britannique Longreach poursuivent leur recherche illégale de pétrole au Sahara Occidental. L’ONU a déclaré que ces activités sont effectuées en violation du droit international.

Dans le cadre de leurs enquêtes géologiques du territoire, les deux entreprises ont en 2009 contracté Spectrum ASA Royaume-Uni basée à Londres, qui est une filiale de la compagnie d’enquêtes sismique norvégienne Spectrum ASA.

Spectrum ASA a déclaré au principal journal d’affaires en Norvège le Dagens Næringsliv que c’était une erreur de leur part de s’être impliqué au Sahara Occidental.

« Nous ne voulons pas être impliqués dans le Sahara Occidental. Je n’ai aucun problème en affirmant, rétrospectivement, qu’il aurait été une mauvaise idée de prendre cette mission », a déclaré le PDG de la firme, Rune Eng, au sujet du travail qu’ils ont fait pour les Irlandais. Selon lui le bureau de Londres n’était probablement pas conscient du fait que les données proviennent du Sahara occidental.

Il y a quelques mois, le bureau britannique de Spectrum a informé Western Sahara Resource Watch qu’il était «probable» qu’ils prendraient en charge une mission supplémentaire pour San Leon au Sahara Occidental, une fois que San Leon aurait complété les études sismiques cet automne. Après avoir été informés de la nature de leur première mission, ils ont cependant changé d’avis.

Le gouvernement norvégien exhorte les entreprises Norvégiennes de ne pas s’engager dans le Sahara Occidental en raison d’aspects de droit international. Voir la traduction de l’article ci-dessous en anglais.

Western Sahara Resource Watch salue la décision de principe de la firme de s’abstenir de missions supplémentaires pour San Leon au Sahara Occidental occupé.

« Nous attendons de San Leon qu’il suive immédiatement l’exemple de leurs sous-traitants et sorte de la zone. Il est attristant de voir qu’une entreprise irlandaise ouvre la voie pour saper les principes du droit international. San Leon contribue directement à maintenir le conflit dans le territoire. Il est frustrant de constater que tout le monde semble le comprendre – à l’exception de San Leon eux-mêmes. Le peuple sahraoui n’a jamais donné à San Leon de feu vert pour travailler sur ses terres », a déclaré Maiju Kaipiainen de Western Sahara Resource Watch.

WSRW a envoyé de nombreuses lettres à Saint-Léon, sans jamais de réponse. Plusieurs compagnies pétrolières et de services pétrolièrs ont quitté le Sahara Occidental au cours des dernières années, après avoir pris connaissance de la nature du conflit.

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