Kosmos Energy a signé un nouvel accord pétrolier

Posted on septembre 28, 2011


Western Sahara Resource Watch :

La compagnie pétrolière américaine Kosmos Energy a signé un nouvel accord pétrolier pour le large des côtes du Sahara Occidental occupé. La nouvelle zone réduit d’un tiers sa superficie illégale au large du Sahara Occidental.

Dans un rapport déposé le 11 août 2011par Kosmos Energy à la Commission américaine Securities and Exchange (SEC), la compagnie du Texas a expliqué qu’elle avait en Juillet 2011 signé un accord pétrolier avec l’ONHYM, « couvrant la zone de Cap Boujdour au large du Royaume du Maroc.  »

L’accord est une nouvelle version d’une ancienne licence qu’elle détenait dans les eaux au large du territoire occupé depuis l’époque où la société était une propriété privée.

Rien n’informe dans le classement de la SEC que la licence Kosmos n’est pas en fait au large des côtes du Royaume du Maroc, mais au large du territoire du Sahara Occidental, que le Maroc occupe depuis 1975. Les plans de la compagnie pétrolière contribuent fortement au maintien de l’occupation brutale du territoire, et sont en violation du droit international tel que décrit par l’ONU.

Les modifications apportées récemment sur les pages Web Kosmos montrent que le bloc a changé de taille. La zone est maintenant les deux tiers de ce qu’il était auparavant.

kosmos_block_2006_180.jpgLa nouvelle superficie du bloc de Boujdour, comme indiqué sur les pages Web de Kosmos Energy actuellement, est de 29 741 km2 (7,3 millions d’acres). La taille précédente était de 43 988 km2 (10,87 millions d’acres). Un prospectus du 12 mai 2011 donne la dimension de 10.890.000 acres. Comme on le voit sur la carte vers la droite, le bloc était encore plus grand en 2006, constituant une zone de 110 400 km2 (27,2 millions d’acres).

De plus le nom de la zone de licence a été modifié sur les pages, passant de « bloc Boujdour offshore » à « bloc Cap Boujdour ». La compagnie a en outre modifié le nom de l’opérateur de « Kosmos Energy Offshore Maroc» à «Kosmos Energy ». Voir le changement sur la page web ci-dessous.

La réduction de la zone de licence avait été anticipée par Kosmos. En mai 2011, deux mois avant la signature de la nouvelle convention, Kosmos écrivait :

«Concernant notre licence au Maroc, en vertu de l’accord pétrolier couvrant le bloc offshore de Boujdour (le « Boujdour Offshore Petroleum Agreement »), la phase d’exploration plus récente a expiré le 26 février 2011, cependant, nous sommes entrés dans un protocole d’accord avec l’ONHYM pour entrer dans un nouvel accord pétrolier couvrant les zones les plus grandes de ce bloc essentiellement dans les mêmes termes que la licence originale. En conséquence, la superficie couverte par tout nouvel accord pétrolier sera inférieure à la superficie couverte par l’accord original le Boujdour Offshore Petroleum Agreement.

… et … 

« Nous n’avons pas encore pris de décision de forer ou non dans nos prospections marocaines. Nous sommes entrés dans un protocole d’entente avec l’ONHYM pour une nouvelle licence couvrant au plus large les zones potentielles de ce bloc, essentiellement dans les mêmes termes que la licence originale. Si nous décidons de continuer dans la phase de forage d’une telle licence, nous prévoyons que le premier puits de forage dans le bloc offshore de Boujdour se fera après 2012.  »

La réduction de la zone de licence est très clairement visible par les deux cartes ci-dessus.

Les pages Web de Kosmos Energy le 3 août                       ….. et le 19 août 2011

kosmosenergy_webpages_txt_03.08.2011_300.jpgkosmosenergy_webpages_txt_19.08.2011_300.jpg

Kosmos a également ajouté cette section pour leurs pages web :
«Le Cap Boujdour bloc offshore est situé dans le bassin d’El Aaiun, l’un des autres provinces d’exploration frontalière au large de l’Afrique occidentale. Le bassin comprend une marge passive du dernier jurassique inexplorée avec un delta Crétacé inférieur de taille similaire à l’actuelle delta du Niger. Des puits plus anciens ont montré des preuves d’un système pétrolier actif et la présence de bons réservoirs. Des larges données sismiques 2D ont défini une prospectivité importante, y compris de nombreux grands pièges structuraux. Kosmos a identifié et priorisé les zones du bloc au potentiel le plus important. La société a acquis des données sismiques 2D supplémentaires sur ces perspectives, suivi par l’acquisition d’une enquête de 2000 km2 en 3D au début de 2009. Kosmos poursuit une évaluation intégrée du bloc  »

Kosmos rapporte aussi dans son dépôt SEC qu’ils ont signé en juillet 2011 avec le gouvernement marocain pour un nouveau bloc. Ce second bloc est situé au large du Maroc proprement dit.

Publicités