Le conseil divisé renouvelle l’accord de pêche UE-Maroc

Posted on juillet 13, 2011


Western Sahara Resource Watch :

Malgré une division inédite sur la question, une mince majorité du Conseil a assuré la prolongation d’un an du très controversé accord de pêche UE-Maroc. La Suède, le Danemark, les Pays-Bas, la Finlande, le Royaume-Uni, Chypre et l’Autriche ne pouvaient pas accepter la proposition.

29 Juin 2010
FishelsewhereAprès des reports continus en raison des préoccupations sur l’impact de cet accord sur le Sahara Occidental occupé, la décision finale de l’UE d’adopter une prolongation d’un an de l’accord de pêche le plus critiqué a été prise aujourd’hui par les ambassadeurs des États membres.En une minute, dans une surprenant volte face et malgré ses précédentes réserves, l’Allemagne a décidé d’accepter la proposition – et fait basculé le dernier virage en faveur de la prolongation soutenue par le duo franco-espagnol. Pour rationaliser sa position, l’Allemagne affirme que le Maroc a suffisamment prouvé que la population locale du Sahara Occidental bénéficie de l’accord.7 autres Etats membres de l’UE étaient moins convaincus par les rapports marocains. Suède, Danemark et Pays-Bas ont voté contre, tandis que le Royaume-Uni, l’Autriche, la Finlande et Chypre se sont abstenus. Leur position s’appuie sur un avis juridique émis par le Parlement Européen en 2009, indiquant que l’accord de pêche UE-Maroc viole le droit international parce qu’il ne prend pas en compte les souhaits et les intérêts du peuple sahraoui.L’accord provisoire convient aux intérêts de l’Espagne, qui détient pas moins de 100 des 119 permis de pêche disponibles titre de l’Accord de pêche. L’ancienne puissance coloniale du Sahara Occidental a été désireuse de souligner que l’accord n’est pas seulement important pour ses possibilités de pêche, mais aussi a une importance politique, en référence avec les réformes constitutionnelles marocaines superficielles en cours.

Selon la compréhension de WSRW, d’autres pays, qui ont fini par soutenir l’extension, ont déclaré que leur approbation était conditionnée à la production par la commission d’informations «Concrètes» sur l’impact des investissements réalisés sous couvert de l’accord.

La décision d’aujourd’hui sera formellement adoptée par le Conseil Européen des ministres dans les prochaines semaines. Le protocole provisoire doit désormais passer par le Parlement Européen, qui ne devrait pas exprimer son opinion avant octobre.

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