Le centre RFK découvre des preuves d’abus, de torture et d’emprisonnement arbitraires croissant au Sahara Occidental

Posted on janvier 22, 2011


WASHINGTON, 18 janvier 2011 – La torture, les détentions et les arrestations arbitraires, l’incapacité de poursuivre des procédures pénales, et la répression des civils par les forces du gouvernement Marocain sont des choses communes au Sahara Occidental, selon les découvertes faites au cours d’une visite récente à El Aaiun effectuée par le Centre Robert F. Kennedy pour la justice et les droits de l’homme.

La chef de file des droits de l’homme au Sahara Occidental, Aminatou Haidar, lauréate 2008 du Prix Robert F. Kennedy des droits de l’homme, a accueilli le 11 janvier dernier jusqu’au 14 janvier la délégation afin d’examiner les violations des droits de l’homme prétendument commises par les forces de sécurité Marocaines contre les Sahraouis. Les personnes ayant participé à cette mission d’information étaient les suivantes : la Directrice Générale du centre RFK Lynn Delaney, la Directrice du Centre pour les droits de l’homme Monika Kalra Varma et la représentante légale Mary Beth Gallagher. Bien que la capacité de la délégation à travailler ou à se déplacer librement n’ait pas été entravée, elles demeuraient constamment sous surveillance par le biais de policiers en uniforme et en civil.

Les indices de répression, de limitation de la liberté d’expression et de discrimination économique et sociale des sahraouis, ainsi que la violence sponsorisée par l’État sont emblématiques de la situation locale concernant les droits de l’homme. Ce contexte, conjointement avec la violence qui a éclaté le 8 novembre 2010, lorsque les forces de sécurité Marocaines ont démantelé un camp établi par des résidents du Sahara Occidental afin de protester contre la discrimination sociale et économique, renforce le besoin de contrôle impartial de la communauté internationale en termes de droits de l’homme. Le Centre RFK condamne fermement les violences commises des deux côtés lors du démantèlement des camps de protestation ayant eu lieu en Novembre.

La délégation du centre RFK a rencontré plus de deux douzaines de victimes d’abus, de torture et d’emprisonnement et leurs familles lors de ce voyage, ainsi que les représentants du gouvernement Marocain et les représentants de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara Occidental (MINURSO). « Les abus à l’encontre des droits de l’homme continuent, et le pic de violence résultant du démantèlement du camp Gdyam Izik est alarmant » confie Varma. « Il existe des indices accablants d’abus, de harcèlement ou de torture ayant eu lieu avant et après les violences, et le travail d’Aminatou Haidar et de ses collègues défenseurs des droits de l’homme est hautement risqué dans ces conditions. »

«Le fait qu’il n’y ait aucun mécanisme de contrôle international des droits de l’homme au Sahara Occidental alors que la situation empire est inacceptable » a déclaré Varma. Le centre RFK propose depuis longtemps au Conseil de Sécurité l’ajout au MINURSO d’une composante ayant trait aux droits de l’homme afin de contrôler la situation des droits de l’homme au Sahara Occidental et dans les camps de Tindouf en Algérie.

«Je souhaite que la visite de la délégation du centre RFK et les entretiens faites avec les victimes sahraouies des violations des droits de l’homme aillent clarifier d’avantage pour le les membres de la délégations la situation alarmante des droits de l’homme au territoire du Sahara Occidental sous contrôle marocain » disait Haidar. «L’intervention ferme en son faveur par des Etats Unis et partout dans le monde entier par des nations libres est nécessaire pour mettre fin a la souffrance du peuples sahraoui. »

Le centre RFK publiera sous peu un rapport détaillant ses découvertes.

Aminatou Haidar, Lauréate 2008 du Prix Robert F. Kennedy des droits de l’homme
Le centre Robert F. Kennedy pour la justice et les droits de l’homme s’engage dans un partenariat à long terme avec les lauréats RFK des droits de l’homme afin de soutenir les mouvements de justice sociale durables. Étant l’une des défenseures des droits de l’homme les plus éminentes du Sahara Occidental et la presidente du Collectif des defenseurs saharaouis des droits de l’homme (CODESA), Aminatou Haidar promeut les droits civiques, politiques, sociaux, culturels et économiques du peuple du Sahara Occidental, y compris la liberté d’expression et d’association et l’autodétermination. Madame Haidar travaille au moyen de la non violence afin d’organiser des manifestations pacifiques pour dénoncer les abus perpétrés par le gouvernement Marocain. Malgré des années d’emprisonnement illégal, de torture et d’abus sous le régime Marocain, Madame Haidar continue d’encourager les Sahraouis à chercher, au travers de moyens non violents, la réalisation de leurs droits fondamentaux.

Pour les journalistes désirant organiser une interview, veuillez contacter :
Josh Karlen, Directeur de la Communication
Centre RFK
karlen@rfkcenter.org
917-671-6803