Les pêcheurs sahraouis expulsés du port de Boujdour protestent toujours

Posted on janvier 15, 2011


Western Sahara Resource Watch

Pour la troisième journée consécutive, les pêcheurs sahraouis ont manifesté dans le port de Boujdour, réclamant le droit de pêcher dans leurs propres eaux. Depuis lundi, les policiers marocains empêchent les Sahraouis d’accéder à leurs bateaux.
 

 

Pour protester contre leur exclusion du port de Boujdour, plus de 70 pêcheurs sahraouis se sont réunis au point d’entrée du port à 16h cet après-midi du 12 Janvier. Cela a immédiatement déclenché une réaction violente de la police marocaine, soutenue une nouvelle fois par les colons marocains. Les manifestants affirment qu’ils ont été immédiatement dispersés par la force, et certains, comme Elkharrachi Ebbaha, ont été menacés d’être arrêté. 

 

Western Sahara Resource Watch a reçu des photos des événements.
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La police marocaine affirme que les pêcheurs sahraouis n’ont pas les autorisations nécessaires pour pêcher. Mais les pêcheurs sahraouis ripostent que seuls les colons marocains peuvent recevoir les licences accordées par les autorités marocaines.

« Nous avons à payer 1.500 dirhams (150 €) afin d’obtenir une telle licence » déclare un pêcheur sahraoui. «Nous ne pouvons tout simplement pas nous le permettre ».

Les pêcheurs sahraouis estiment le nombre de colons marocains qui ont reçu des licences de pêche pour le port de Boujdour à environ 1.000 personnes, alors que pas plus de 10 sahraouis jouissent du même privilège.

Les pêcheurs se plaignent que les autorités marocaines les empêchent très souvent de pêcher, surtout en cette période où officiellement, la pêche aux coquillages, pieuvres et calamars est autorisée. Le Maroc a déclaré ouverte la période de pêche pour ces espèces le 5 Janvier.

« Les coquillages sont immédiatement transportés vers les villes marocaines comme Agadir et Casablanca. Nous ne tirons aucun profit d’eux, nous ne pouvons même pas en manger « , ajoute un autre pêcheur. « Les autorités marocaines n’ont pas le droit de nous empêcher l’accès à nos eaux et à nos poissons pour gagner notre vie ».

 




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